Coucou !!!
J'espère que vous allez bien !
Je vous poste en exclusivité mon tout nouveau one shot !!!
En espérant qu'il vous plaise.
J'attends vos commentaires avec impatience !
GROS BISOUS
BONNE LECTURE
LAURA <3
"...c'est comme si j'avais tellement d'amour pour toi que ça déborde de mon cœur..."
POV TOM
- Non mais c'est vrai quoi. Je ne sais pas ce qu'ils s'imaginent sans arrêt.
- Tom, tu ne voudrais pas arrêter de parler de ça.
- Attends... Oui ! Ça nous arrive souvent de dormir ensemble, et alors ? C'est quoi le problème ? Pourquoi veulent-ils des explications ? Lancé-je en enlevant mes chaussures et en m'allongeant sur le lit.
- Je ne comprends pas pourquoi tu fais une montagne de cet interview ! Il nous a juste demandé si c'était vrai que l'on dormait ensemble. Il n'y a pas de mal. Il se renseignait, c'est tout. On a dû déjà en parler une fois, sans faire attention. Dit Bill en déboutonnant son jean.
- Ouais, t'as raison. Et puis on a le droit, non ? On est jumeaux après tout... Ce n'est pas comme si notre but était vraiment de passer nos nuits ensemble. On s'endort juste dans le même lit en regardant la télé.
Je soupire et attrape la coupe de champagne qui trône sur la table de chevet.
- Tu me fais rire, Tom, dit Bill en se glissant sous les draps sa flûte pétillante à la main, on dirait que tu culpabilises que l'on puisse dormir tous les deux parfois. Tu n'arrêtes pas de revenir sur la question de ce journaliste.
- C'est parce qu'il m'a pris au dépourvu. Je me suis trouvé con. C'est comme si d'un coup on faisait quelque chose de bizarre. Expliqué-je.
- Moi je ne l'ai pas pris comme ça, mais plutôt comme une fascination pour notre relation. Tu sais bien que si nous n'étions pas jumeaux, tout serait différent !
- Je sais. J'ai juste l'impression d'être une bête de foire.
- Nous sommes des bêtes de foire, puisque nous sommes célèbres, Bill termine son verre d'une traite, bon, tu le mets ce DVD, on ne va pas y passer la nuit. Sourit-il.
Je me lève et me dirige vers le lecteur. Je n'arrive pas à croire que j'ai bafouillé dans ma réponse. Je m'y suis pris à trois fois pour expliquer une chose insignifiante. Est-ce que c'est si intéressant que ça que je dorme avec Bill de temps en temps ? Et pourquoi est-ce que ça me prend la tête ? Je n'aime pas quand un journaliste me trouble.
J'attrape la télécommande et retourne sur le lit.
- Tu reste tout habillé ? S'étonne Bill.
- Non, je... Pfff. C'est cette connerie d'interview qui...
Je ne garde que mon boxer et rejoins Bill dans les couvertures toutes chaudes.
Il éteint la lumière, j'appuie sur play.
Pourquoi Bill n'a pas répondu à ma place ? Il aurait mieux trouver les mots, non ? Il sait bien parler, pas comme moi. Et puis il est habitué à mentir sans arrêt, sans gêne, avec classe. J'espère que je ne rougissais pas. D'ailleurs, pour quelle raison je rougirais ?
Je me tourne vers Bill qui est absorbé par le film.
- Tu comptes dormir ici ? Je demande.
- Je ne sais pas, ça dépendra si je m'endors.
- Ouais, mais tu es quand même prêt à dormir avec moi, tu es déjà en sous-vêtement, dans le lit...
- Je peux aussi traverser ta chambre à la fin du film et me glisser dans la mienne. Je te rappelle qu'elles communiquent.
- Hmm.
- Mais j'aime bien dormir avec toi, pas toi ?
- Si.
- Alors, arrête de m'embêter avec ça et tais toi, j'essaie de suivre un film, là.
Bill a raison, j'adore passer mes nuits avec lui. Je me suis rendu compte que je dormais mieux avec mon frère que tout seul.
Mais tout de même, est ce que c'est raisonnable ? Est ce que c'est une bonne chose ? On a vingt et un ans... En dormant souvent tous les deux on trahit le fait que l'on ne fréquente jamais aucune fille ou si peu... Qu'est ce que les gens pensent de nous ? Qu'est ce que Bill pense de moi ?
[...]
- Debout. Murmure t-on à mon oreille.
- Hmm.
- C'est l'heure. Je reconnais la voix de Bill.
- Pas déjà. Dis-je les yeux clos.
Il rigole. Je sens sa main sur mon torse nu et mon sexe tendu dans mon boxer.
- Tomi.
- Non. Je me couche sur le ventre et fait mine de dormir encore. Satanée érection matinale.
- Dans deux heures on doit être à l'aéroport petit frère. Dit Bill en quittant la chaleur du lit.
- Je serai prêt.
- Tu veux quoi sur ta tartine ? Demande t-il.
- Il y a de la confiture de fraise ? Je me retourne d'un coup, on nous a amené le petit déjeuner dans la chambre ? Je m'étonne.
- Oui, j'ai appelé le room service. Dit Bill en tartinant ma tranche de pain, vêtu d'un simple boxer tout petit et tout noir.
- Ils nous ont vu dans le même lit ?Je demande.
- Oui, pourquoi ?
- Ben... Tu aurais pu éviter... Ça pourrait s'ébruiter, murmuré-je.
- Mais qu'est ce qui pourrait s'ébruiter ? Tiens ta tartine.
- Merci. Le fait que l'on passe nos nuits ensemble. Que l'on prenne notre petit déj. au lit, ensemble. Comme des "amoureux". Je croque dans le pain, Bill se met à pouffer.
- Des "amoureux", tu délires Tom ! Des fois il y a des idées bizarres qui te traversent l'esprit.
- Ce n'est pas mon idée, mais celle de beaucoup de monde. Dis-je en avalant le dernier morceau.
- C'est une idée tordue, elle était bonne ma tartine ?
- Parfaite. Souris-je avec de la confiture étalée sur les dents. Bill éclate de rire et m'envoie un oreiller dans la gueule.
- Ton café va refroidir. Lance Bill en se levant.
- Peu importe, j'aime le café froid.
- C'est meilleur chaud, je vais prendre une douche.
- Dépêche toi, moi aussi je dois en prendre une. On aurait quand même pu éviter d'avoir des chambres qui ont le même salle de bain. Râlé-je.
- Arrête de faire ton chieur, dans dix minutes j'ai fini.
- Tu pourrais fermer la porte. Dis-je.
- Ouais, mais on ne pourra pas discuter.
- Je vois ton cul, Bill.
- Profites-en, certain paierait des millions pour voir ça.
- Pff... Je bois une gorgée de café, putain, il est brûlant. Crié-je.
- De quoi ?
- Le café.
- C'est meilleur quand ça coule dans ta gorge. Bill pouffe sous le jet d'eau.
Il a de ces phrases quand même. Heureusement que personne n'enregistre nos paroles... Personne n'enregistre nos paroles au moins ? Je me lève, paniqué et commence à regarder partout. Arrête ça, Tom, tu es parano. Qui voudrait connaître nos conversations puériles ? Nous, Bill et Tom Kaulitz de Tokio Hotel, tu sais, ce groupe de tapettes nazis !
Je m'assois à nouveau sur le lit et attrape une autre tartine. Celle de Bill n'était pas assez grosse. Celle de Bill, sa tartine, la tartine de Bill... Haan, misère. Heureusement que personne n'enregistre mes pensées !
- Tu as goûté la confiture de figue ? Crié-je.
- La quoi ?
- La con... Pff, j'arrive. Je me lève et vais dans la salle de bain. Je te demandais si tu avais goûté la confiture de figue.
- Non, j'ai peur des petites graines qu'il y a dedans.
- Ce sont les pépins, Bill.
- Ouais, on dit ça. l'eau s'éteint, file moi mon kimono.
- Pff.
- Arrête, il est super.
- Le kimono peut-être, mais toi dedans c'est horrible. Je lui donne tout de même le kimono.
- Tu es jaloux parce que toi tu ne ressembles pas à une véritable geisha. Dit-il.
- Oui, j'avoue, c'est pour ça. Rigolé-je en rejoignant le pot de confiture de figue. Quel garçon aurait envie de ressembler à une geisha ?
- Alors cette confiture ? Demande Bill.
- Pas mal.
- Je vais m'habiller dans ma chambre, je te laisse la salle de bain. Mais gare à tes fesses, je peux venir à tout moment me maquiller. Ricane Bill en fermant la porte derrière lui.
- Très drôle, soupiré-je.
Je dévore ma tartine, attrape une serviette, fait voler mon boxer et pénètre dans la cabine de douche. Haan, trop bon.
- Bouh ! Je sursaute en voyant la tête de mon frère dans l'entrebâillement de la porte de la cabine.
- T'es con, Bill, referme ça. Dis-je en cachant mon sexe.
- Hin, hin, hin. Pas besoin de cacher.
- Oui ! Ferme ça, je te dis.
- Ok, ok.
Bill s'éloigne pour squatter le miroir géant. Quel connard, me surprendre à poil.
- C'est dommage que Georg et Gus soient déjà repartis. Dis-je en éteignant le jet, j'aurais bien aimé flâner encore un peu dans les rues de Tokyo.
- Moi aussi, mais tu sais bien que c'est impossible.
- Parfois ça me saoule que tout soit calculé, que l'on doive suivre un agenda, des horaires. Je soupire en entourant ma taille d'une serviette.
- Je suis d'accord avec toi, mais c'est la rançon de notre succès.
- Pourquoi tu te maquilles juste pour prendre l'avion ?
- Pour me trouver beau.
- Tu n'as pas besoin de ça, regarde moi, sans maquillage.
- Justement, c'est bien un problème. Sourit-il.
- Ha, ha, hilarant, Bill !
Je retourne dans ma chambre et cherche des vêtements dans mes nombreuses valises.
- Non, mais sans déconner, tu me trouves moche ? Je demande en enfilant un boxer blanc.
- Bien sûr que non, nous sommes jumeaux je te signal.
- Je sais mais on ne se ressemble pas forcément, il y a des différences.
- Nus et sans maquillage, il n'y a pas beaucoup de différences.
- Dans l'allure, notre stature, je suis plus musclé, plus petit, plus bronzé...
- Et mieux monté. Lance Bill, qu'est ce que tu me fais ? Un inventaire corporel ? Une petite crise identitaire ? Ou tu veux juste que je te dise que tu es très beau, très attirant et que si tu n'étais pas mon frère j'aurais déjà exigé que tu m'encules comme un forcené.
- Euh...
- Bien Tom, dépêche toi, on va être en retard. Il claque la porte de sa chambre en rigolant.
Mon frère est gay, j'ai toujours tendance à l'oublier. Pff... Mais il dit de ces choses parfois...
Je commence à ranger mes affaires. Il exagère. Comment peut-il me dire ça ?
Sérieusement. Comment a t-il l'idée de me balancer ça ? Est-ce qu'il le pense ? Est-ce qu'il dit vrai ? Ou c'est pour me troubler ? Ouais, c'est pour me torturer l'esprit. Il sait bien que mon
cerveau bourdonne sans cesse de questions idiotes, de fantasmes bizarres et d'idées paranoïaques.
Je ferme ma dernière valise. Les gardes du corps vont arriver d'une minute à l'autre pour tout amener dans le taxi.
Je ne me suis même pas laver les dents... Je vais en profiter pour goûter rapidement à leur confiture toute verte... Je me demande à quoi elle est...
- Tu es prêts ? Demande Bill en surgissant dans ma chambre.
- Oui.
- Tu manges encore !
- Je goûte ce truc.
- C'est bon ?
- Ouais.
- C'est à quoi ?
- Aucune idée, c'est écrit en japonnais.
- Berk, peut-être que ça ne se mange même pas. Imagine, il doit y avoir écrit "attention poison" ou "le premier qui avale ça est un gros con". Bill explose de rire en voyant ma tête dépitée. Il se peut qu'il dise vrai.
On frappe à la porte.
- Oui ? Je demande.
Deux hommes pénètrent dans la chambre pour prendre nos bagages, suivis par nos gardes du corps qui, après quelques recommandations, nous amènent à l'aéroport.
[...]
Je retire ma veste et m'installe confortablement sur mon siège. Bill est assis à côté de moi. C'est parti pour quelques heures de vole ! Je hais l'avion.
- Dis moi, Bill.
- Hmm ?
- Tu le pensais vraiment ce que tu m'as dit toute à l'heure ? Je demande.
- Je crois que oui. Il ferme les yeux et fait mine de vouloir dormir. C'est le signe qu'il ne veut pas que l'on en parle. Mais moi je veux en parler. Entre ça, cet interview et l'imagination de certaines fans, je suis troublé.
[...]
Une secousse me réveille. J'ouvre un œil et soupire. On est encore dans ce fichu avion. Je bouge doucement. Putain, je suis tout engourdis. Je regarde autour de moi en m'étirant.
- Il nous reste combien d'heures de vole ? Je demande à l'un des gardes du corps, la bouche pâteuse.
- Une grosse demi-heure, répond-il.
- Cool. Je souris et me tourne vers Bill qui dort profondément.
Il me tarde de rentrer. De retrouver nos chiens, la maison. De retrouver le calme. Peut-être que Bill a raison. Il ne faut pas en parler, ça jetterait un froid.
- On est arrivé ? Demande Bill la voix enrouée, les yeux mis-clos.
- Bientôt.
- J'ai faim. Dit-il.
- Moi aussi.
- Avec toutes les tartines que tu as bouffé, tu as encore faim ?! Sourit-il les paupières toujours fermées.
- Ouais. En arrivant je cuisine mes pâtes à la tomate.
- Ok.
[...]
Je remue doucement la sauce et mets à feu doux.
- C'est prêt ? Demande Bill.
- Pas encore, dis-je, il trempe son doigt dans la casserole, touche pas ! Je râle.
- Hmm, c'est bon. Dit-il en se léchant goulument le doigt. Il s'assoit au bar et me regarde.
- Prépare moi un Coca citron, s'il te plaît. Dis-je en vérifiant la cuisson des spaghettis.
- D'accord. Tu sais, j'ai bien réfléchi à ce que je t'ai dit dans la chambre. Et je crois qu'en faite on pourrait en parler. Parce que je trouve que j'y suis allé fort. On a beau être libres et ouverts d'esprit, je ne pense pas que ce soit des choses à dire.
- Hmm.
- Tu m'en veux ? Demande t-il.
- Non. C'est prêt ! Je m'exclame en recouvrant les pâtes de la sauce.
- Parfait. S'enthousiasme Bill.
Nous nous installons à table avec nos assiettes et nos Cocas citron.
- Et tu disais vrai ? Je demande.
- Je t'ai dit que oui.
- Si on n'était pas frère tu voudrais coucher avec moi ?
- C'est plus compliqué que ça. J'ai l'impression que tu m'attires parce que tu es mon frère, justement. Parce que l'on s'entend à merveille, parce que l'on s'aime très fort. Des fois, c'est comme si j'avais tellement d'amour pour toi que ça déborde de mon cœur et j'ai envie de te caresser, de te serrer dans mes bras pour retenir cet amour. C'est super ringard ce que je te dis, mais c'est ce que je ressens parfois.
Je le regarde enrouler des spaghettis autour de sa fourchette. Comment a t-il fait pour mettre des mots sur ces sensations qui me traversent souvent ?
- T'es sûr que tu ne m'en veux pas ? Demande t-il.
- Je suis sûr.
- Mais tu ne manges pas.
- C'est que... Moi aussi ça m'arrive ce que tu racontes.
- Ah ?
- C'est pour ça que ce journaliste m'a troublé avec sa question. Il n'est pas le seul... En fait, je... Je ne sais pas parler comme toi. C'est... Il y a des moments où je te regarde, quand tu dors ou quand tu rigoles... Quand tu chantes. Même quand tu t'énerves, je me dis : "ça c'est mon Bill". Et ça me brûle le ventre. J'ai envie de te prendre la main et de partir avec toi, loin. Je ne sais pas où... Aux Maldives, dans le ciel. J'ai envie de t'aimer plus fort encore. Ce n'est pas régulier, mais ça m'arrive souvent, pour rien, et ça me tue.
- Et tu dis que tu ne sais pas parler, Tom ! C'est la plus belle chose que l'on ne m'aie jamais dite. Sourit Bill.
- Merci.
- Merci à toi.
[...]
Alors que je suis en train de vider mes valises dans ma chambre, Bill apparaît à la porte.
- Qu'est ce que tu fais ? Demande t-il.
- Ça se voit, je range.
- Tu as du courage. Quand je vois mes dix valises dans le couloir, je n'ai pas envie d'y toucher !
- Tout le monde sait que tu es un gros paresseux.
- Peu importe. Bill soupire en s'allongeant sur mon lit.
- Tu ne vas pas me regarder bosser ?! Je m'exclame.
- Oui. Je n'arrête pas de repenser à notre conversation. C'est génial que l'on puisse aborder tous les sujets sans jugement.
- Hmm.
- On a un lien magique, je trouve. Tu crois que ça le briserait si on essayait des choses ? Demande t-il.
- Quelles choses ? Je l'interroge en me doutant de la réponse.
- Simplement, plus de contact physique, quand on sent que l'on déborde d'amour pour l'autre.
- Qu'est ce que tu appelles contact physique ?
- Pas ce que tu crois, monsieur l'obsédé, des bisous, des caresses...
- Tu n'as pas peur que ça dégénère ?
- C'est un risque à prendre. Dit Bill, sûr de lui.
- Alors je suis d'accord. Dis-je en fermant mon dressing.
- Cool !! On commence quand ? Demande t-il en déboutonnant son jean.
- Ha, ha, ha, très drôle, Bill, et après c'est moi l'obsédé !
- Je plaisante grand fou ! S'exclame t-il en me lançant un oreiller dessus.
- Pff, "grand fou". Eh ! Mais alors, je suis peut-être gay !
- On s'en balance.
- Tu t'en balances, pas moi, ça me fait un choc !
- Ce n'est pas parce que tu m'aimes un peu trop que tu aimes les garçons. De toute façon, tu n'as jamais essayé, comment peux-tu savoir ? Et puis la bisexualité ça existe mon coco.
- Arrêtes les surnoms débiles !
- Comme tu veux Tomichou.
- Je t'ai dit d'arrêter ! Je lui renvoie l'oreiller dans la figure. Il riposte et commence à me taper avec la couette. Je lui saute dessus.
- Tomichou, poussinou ! Mon petit Sean Paul ! Il pouffe en remuant dans tous les sens pour que je descende de sur lui.
J'attrape ses mains et les plaques au-dessus de sa tête. Il rigole encore plus.
- Tomichounet. Bébé. Ma princesse. Mon loulou. Mon kiki. Il explose de rire en se tortillant comme un vers.
Je le bloque avec mes cuisses.
- Mon trilili, laisse moi partir. Sourit-il.
- Non.
- S'il te plaît.
- Hors de question.
- Tomi, sinon, je risque d'avoir envie que tu me fasses des choses. Dit-il ses yeux noirs ancrés dans les miens.
- C'est trop tard, moi, j'ai déjà envie.
Je glisse, sans réfléchir, ma tête dans son cou. Ca sent la vanille. Je frôle sa peau de mes lèvres et l'embrasse doucement. Son corps se crispe en dessous du mien. Je respire ses cheveux et repose ma bouche dans son cou que je suçote.
- Tom, murmure t-il la voix différente de d'habitude, lâche mes mains, s'il te plaît.
Je m'exécute. Aussitôt, il m'entoure de ses bras et me caresse le dos tendrement. Je lèche sa peau toute douce et fait couler mes lèvres jusqu'à sa pomme d'Adam. Il jette la tête en arrière en collant son ventre au mien. Mes mains partent à la rencontre de ses flans, de ses cuisses. Il soupire. Je relève la tête.
- Ca peut vite dégénérer, souffle t-il le rose aux joues.
- Je crois aussi. Qu'est ce qu'on fait ? Je demande.
- On laisse faire. Il sourit en faisant remonter ses mains jusqu'à ma nuque.
- Pourquoi est-ce que je ne me sens pas mal et que je trouve ça super naturel ? Je l'interroge.
- Parce que moi aussi. Dit-il en effleurant mon nez du sien.
Je l'observe un instant et encadre son visage de mes mains.
- Même si je n'ai pas arrêté de te charrier, j'ai bien aimé quand tu t'es laissé poussé la barbe. Avoué-je.
- Ah ouais ? Tu es bien le seul. Rigole t-il.
- Je ne pense pas... Tu devrais réessayer.
- Embrasse moi. Susurre t-il.
- Je...
- Tom.
Je dépose un délicat baiser sur sa bouche charnue. Ses mains redescendent dans mon dos.
- Voilà. Chuchoté-je.
- Encore. Souffle t-il.
Je mets à nouveau mes lèvres sur les siennes et ferme les yeux. Je sais qu'il veut plus qu'un simple bisou, moi aussi. Mais ça risque de mal tourner, c'est sûr! Je me crispe en sentant son souffle chaud. Nous ouvrons nos bouches en même temps. Ses doigts agrippent mon tee-shirt. Nos langues se découvrent. Une vague de chaleur se propage dans mon corps. Notre baiser devient plus fort, plus intense, on s'essouffle. Mes mains sont accrochées à ses cheveux. Il colle son ventre eu mien. Nous détachons nos lèvres.
- Serre moi. Gémit Bill.
Je faufile mes mains entre le lit et son dos et le serre comme je peux. Son coeur bat contre ma poitrine. Ses doigts s'insinuent sous mon tee-shirt. Je frissonne et enfonce mon nez dans son cou. Je respire à plein poumon son parfum. Je me sens si bien...
Il poursuit ses caresses sur ma peau nu. Son ventre est si chaud. Je sens mon entrejambe se réveiller lentement.
Je desserre mon étreinte et me relève. Bill me regarde, les joues rouge.
- J'enlève mon tee-shirt ? Je demande. Il fait oui de la tête. Je m'exécute.
- Le pantalon aussi ? Je demande.
- Oui, chuchote t-il.
Je me retrouve debout, en boxer, près du lit d'où Bill me fixe. Je bande totalement maintenant.
- Et moi ? Demande Bill.
- Déshabille toi. Dis-je la voix étonnamment excitée.
Il se lève, retire ses vêtements et se recouche en boxer.
- Je bande aussi, sourit-il.
- On est dingue !
- Viens.
Je m'allonge sur son corps, les jambes entre les siennes. Nos sexes palpitent l'un près de l'autre. J'attrape sa bouche entre la mienne et l'embrasse encore une fois. Ca me fait bizarre d'être à moitié nu sur lui. Il écarte les cuisses. Nous gémissons en cognant nos sexes. Je ne peux pas empêcher mon bassin de se frotter au sien. Ses mains sont partout, sur mon dos, ma nuque, ma tête. Je tremble. Il empoigne mes fesses. J'accélère les mouvements de mes hanches, appuis entre ses jambes. Je lâche sa bouche, il halète.
- Tomi, fait le. Couine t-il.
- De quoi ?
- L'amour, fait moi l'amour.
- Je... Ce n'est pas une excellente idée.
- S'il te plaît. On laisse faire. J'ai envie.
- Moi aussi.
- Enlève ces boxers.
- Bill.
- Vas-y. Il tire sur l'élastique de mon sous-vêtement en collant le plus possible son corps au mien.
- C'est...
Je retire mon boxer et le balance dans la chambre. Je fais pareil avec le sien et me recouche entre ses jambes. Nous gémissons en même temps. Je recommence les va et vient de mon bassin. Nos sexes humides se frottent dans une chaleur intense.
- Une connerie. C'est une connerie. Marmonné-je en cognant mon gland contre ses testicules.
- Je n'en peux plus, Tom !
Bill cherche à fusionner avec moi par tous les moyens. Il me serre, se cambre, se soulève.
- Putain.
Mon sexe pulse. J'ai envie de le prendre, là, maintenant, tout de suite.
- Oh, Tom.
- Est-ce qu'il faut du lubrifiant ? Je demande.
- Je n'en ai pas, fais le.
- On va galérer.
- Non, j'ai l'habitude.
Mon coeur se serre. Qui sont ces connards qui se sont permis d'entrer dans mon petit frère ? Je dévore jalousement sa bouche en plaçant mon sexe contre son anus. Il m'agrippe toujours plus. J'appuie délicatement et m'enfonce à l'intérieur de son ventre. C'est brûlant.
- Mon dieu, Tomi, Tomi.
Il s'ouvre parfaitement pour me laisser entrer en entier. Je n'ai jamais rien pénétré d'aussi étroit.
- Ca va ? Je demande en commençant des va et vient lents.
- Oui !
Je regarde ses yeux noirs en accélérant mes mouvements. Mon sexe est délicieusement comprimé. Je vais plus vite encore puis ralenti. Bill se cramponne à mes épaules, j'accélère.
- Putain, grogné-je.
Ca m'électrise, j'enfonce ma tête dans son cou.
- Oh, là ! Cogne là ! Bill couine.
Je refais ce que je viens de faire, il crie.
- C'est quoi ?
- Appuie là ! Tomi !
Je me soulève attrape une de ses cuisses sous mon bras et me mets à genoux. Je vais et je viens le plus précisément possible. Bill gémit à chaque coup en s'accrochant au drap. Je regarde son ventre se contracter et son sexe bander. J'ai juste envie de le faire jouir.
- Oh !
Il jette sa tête en arrière. J'accélère. Je vais venir. C'est trop puissant, trop serré, trop excitant.
- Bill ! Je...
Mes testicules claquent sur ses fesses. Je m'accroche à sa hanche, soutiens sa cuisse, tremble.
- Tom !
- Merde, je, putain.
Je me libère dans son ventre en me mordant les lèvres. Je plane un instant en restant enfermé dans la chaleur oppressante de Bill.
- Fini moi... Couine ce dernier.
Je souris et tente de nouveaux va et vient malgré mon sexe débandé.
- Branle moi. Dit-il.
Je lâche sa cuisse et m'allonge sur lui en empoignant son sexe dur. Je le masturbe. Il se cramponne à mon dos. J'embrasse son cou, sa bouche, le caresse.
- Putain !
Il plante ses doigts dans ma chair et enfonce sa tête dans le matelas. Il jouit entre nos corps dans un souffle brûlant. Je regarde son visage extatique. Je n'ai jamais vu Bill comme ça.
Je me retire de son intimité et essuie négligemment mes doigts sur le drap.
Je m'allonge à côté de lui en observant le plafond de ma chambre.
- J'ai adoré. Murmuré-je.
- Moi aussi. Chuchote t-il comme si quelqu'un pouvais nous entendre.
- Pourquoi tu m'as dit à l'hôtel que cette idée de couple d'amoureux était tordue ? Je demande soudainement.
- Parce que c'est vraiment tordu !
- Tu ne trouves pas que l'on a quand même un peu l'air amoureux à cet instant précis ? Je demande en le regardant.
- Peut-être. Mais tu sais bien que l'on est tordu, Tom.
FIN.
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